Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jeudi 26 avril. Je retire ce que j'ai écrit ce matin à propos de l'abattage des arbres pour en faire du papier à romans ou à poèmes.

On me parle de Montaigne? J'ajoute Baudelaire. Combien de chênes pour "Les fleurs du mal"? Combien de pins pour les poèmes deVerlaine? Combien de forêts entières pour les fables de Jean de La Fontaine? Autant qu'il vous plaira d'en abattre.

Mais combien de mélèzes du Valais pour les millions d'exemplaires de chaque livre de Joël Dicker? A vous d'en décider. Les mélèzes de cet auteur me font de l'ombre comme d'ailleurs à chacun de nous autres, écrivains de Suisse romande avec nos petits milliers, voire nos courtes centaines de tirages minables.

Un géant de la littérature romande est né. Il nous signifie notre insignifiance, notre nullité et il nous réduit à néant. Après Joël Dicker le Déluge ?

Et qu'en est-il de toute notre production antérieure à prétention littéraire face aux millions d'exemplaires du séisme nommé Dicker? Laminage général.

Et dire que nous avons eu l'audace, de fonder des Sociétés cantonales romandes d'écrivains et la candeur d'y adhérer avec nos minables tirages d'édition! Ridicules! Joël Dicker nous ridiculise tous. Ainsi le veut la Loi du Marché !

La vérité crue et nue? Nous en crevons tous d'envie, nous autres les ratés selon la Loi du Marché. Moi le premier.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :