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Samedi 20 décembre 2014.
SACRILEGE !
Patois, mon bon vieux patois de mon enfance, voilà ce qu'ils ont eu le culot de faire de toi. des messes! Plus un seul évènement folklorique ou similaire dans nos vallées sans une messe en patois! Comme ils ont récupéré les inalpes pour ne pas rater l'occasion d'une quête rémunératrice, ils ont fait main basse sur le patois, mon bon vieux patois. Tout est bon pour se faire du fric!
A Genève, dans les années 1980, ayant lu un article de journal annonçant un concours inter-régional de théâtre en franco-provençal incluant Aoste et la Savoie, j'y participai et, ô surprise, je remportai le premier prix. Gloire à moi! Le Goncourt du patois! Heureux j'étais..

Rentré dans ma vallée après 25 ans d'absence, j'ai retrouvé mon bon vieux et cher patois que l'on parlait en famille avant même que j'entre à l'école primaire en 1936,j'ai été sollicité par un ami et voisin pour écrire et faire jouer de petites pièces en patois pour son groupe folklorique. Ce que je fis au moins une douzaine d'années consécutives en attendant de fonder ma propre troupe de théâtre en patois, les "Camëntrans". qui créèrent au moins une autre douzaine de mes pièces.
Le patois, langue rude et concrète, avec sa truculence paillarde et souvent graveleuse, rabelaisienne, se prête autant à des Ave Maria et à des traductions de Dominus tecum et autres bondieuseries latines que la sublime langue espagnole se prête à être pratiquée par une vache suisse allemande. Et pourtant ils l'ont fait,les drôles! Et il en pleut, des messes en patois!
Vade retro,bigot! Ne touche pas à mon bon vieux patois si vivant, bon vivant rabelaisien! Voilà pourquoi je n'écris plus de pièces ni de chansons en patois.
Ite, missa est! Pour aujourd'hui ma messe est dite. Préé por me ! Yo chéy dannâ !

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