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Salut à toi, frère en révolte!

Je ne te connais pas. La très catholique Pravda du Valais et de son évêque y est allée de son gros titre en première page te traitant d'emblée de "forcené". On n'en attendait pas moins de la part des journalistes de l'évêque de Sion: c'est leur façon très chrétienne d'appliquer le slogan christique "Aimez-vous les uns les autres".

En quelques mots imprimés et répandus dans (presque) tous les ménages du canton, ils ont fait de toi un dangereux djihadiste. Rien que ça! En effet, sur le bord de la fenêtre de ta maison à Brignon, il y avait...des produits. Et ça, déjà, c'est suspect. Ensuite, quand tu es sorti au sommet de l'escalier, tu tenais dans ta main des objets. Et ça, c'est bien le signe que tu te préparais à te faire exploser pour entraîner dans ta mort toute l'importante cohorte que la Police cantonale avait jugé sage de déléguer sur place afin de maîtriser le forcené de Brignon que tu étais déjà aux yeux de tous les fans de La Pravda très catholique du Valais et de son évêque!.

Je connais un peu les résultats de plus de 100 ans de mise en condition des populations de ce canton par le biais de la presse à la botte de son évêque: médisance et calomnie n'ont jamais cessé d'y faire des ravages. Les gens de la Pravda de l'évêque t'ont arbitrairement traité de forcené? Eh bien, sache-le: le nom que tu portes, qui n'a pas été mentionné dans les articles te concernant mais qui court sur toutes les lèvres non seulement de ton village de Brignon mais de toute la vallée de Nendaz, voire de tout le Valais est désormais entaché de ton infamant qualificatif de forcené. Ta famille proche? C'est désormais la famille du forcené de Brignon. Les familles alliées par mariage? Désormais les neveux, les cousins, les beaux-frères et belles-soeurs du forcené de Brignon!

Et ça ne s'arrêtera pas là! L'on connaît dans nos vallées des familles dont le nom est marqué après sept ou huit générations par la mauvaise réputation d'un chapardeur ou d'un homme de mauvaise vie. Je m'abstiens de citer celles que je connais. Tiens donc! A commencer par les familles désignées ici et là par leur filiation lointaine... à un évêque de Sion, par exemple! J'ai connu personnellement un gars, contrebandier de son état, qui, ouvertement, m'a démontré sa lointaine filiation à un évêque de Sion point si lointain dans l'histoire du Valais!

Moi aussi, ami forcené de Brignon, j'ai sur le bord des fenêtres de mon chalet des bidons contenant des produits. C'est d'autant plus suspect que j'habite le hameau de Produit ! Moi aussi, il m'arrive de sortir de mon chalet en tenant dans ma main des choses, des objets. Vu ma réputation de djihadiste antireligieux forcené, ça ne va pas tarder: on se retrouvera forcément tous les deux en milieu hospitalier sécurisé par des barreaux. Voilà ce qui arrive aux gens qui mettent sur le bord de leurs fenêtres des bidons contenant des produits et qui sortent de leur chalet en tenant dans leur main des choses, des objets! Il y aura toujours un journaliste bon catholique du journal de l'évêque pour le traiter chrétiennement de forcené.

Salut, l'ami inconnu, mais dont le patronyme désormais entaché du qualificatif de forcené est parvenu jusqu'à moi grâce aux mauvaises langues qui se nourrissent aux sources de la Vérité selon le journal de l'évêché du Valais. Tu es de Brignon? Moi, de Beuson. En somme on aurait pu se connaître. Désormais c'est fait: tu es le forcené de Brignon, moi, le djihadiste de Beuson.

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