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Foutre bénit

Si l'on croit les médias, ils sont 223 survivants en Suisse des abus sexuels commis sur eux dans leur enfance et leur adolescence par des prêtres catholiques. 223 à se partager les 500.000.-- francs que la si miséreuse Eglise catholique, sur ordre du gentil  pape François, distribue en guise d'indemnité aux victimes de ses ensoutanés en rut. Au fait, 500.000 francs pour 223 victimes, ça fait combien chacune? L'Eglise catholique se donne bonne conscience à bon compte!

Place à la littérature. Lu quelque part l'histoire d'un jeune séminariste qui pourrait avoir été l'un de ces 223 privilégiés. Son prénom est Théo.   La scène se déroule dans la chambre de son confesseur et directeur de conscience. Nous cédons la parole au jeune séminariste Théo, 17 ans. L'homme dont il parle à son confesseur est le père surveillant du juvénat. 

"Depuis cinq ans, mon père, depuis l'âge de onze ans, je sers de dépotoir au foutre de l'un des vôtres, qui est comme vous-même ensoutané. Consacré mais non moins gravement atteint des maux nommés uranisme et pédication. Ces deux mots-là, je les ai découverts dans le Littré du collège. Et ces vices sévissent aux dépens de qui? De plus faible que soi et en totale impossibilité de se défendre. Pendant deux ans, une fois par semaine, chaque vendredi soir entre dix-sept et dix-huit heures, j'ai tété son membre érectile et recraché dans le lavabo de sa chambre son foutre et mon vomi. Depuis trois ans j'offre à son membre ithyphallique - ce mot aussi, je l'ai trouvé dans le Littré-  en alternance ma bouche et mon derrière dont ce prêtre a fait un anus infundibuliforme. Ce mot aussi, je l'ai trouvé dans le Littré. Pardon, mon père, mais si ces vocables nobles s'adaptent bien au personnage de la pièce de Monsieur Henry de Montherlant "La ville dont le prince est un enfant", ils sont bien trop distingués pour votre frère en Jésus-Christ à qui je dois de ne plus éprouver que dégoût et mépris pour moi-même. C'est donc ma bouche eucharistique et mon anus apostolique que je lui ai offerts. Il les a souillés semaine après semaine et cela depuis les premiers jours de mon entrée en vocation sacerdotale dans ce juvénat. Depuis cinq ans, de vendredi en vendredi, après chaque séance de confessionnal, c'est ma bouche à moi, Théo, qui a craché, tantôt dans le lavabo de sa chambre, tantôt dans la cuvette des water-closets son foutre mêlé à ma vomissure à moi. Et lui, dans son rôle de confesseur, m'accordait solennellement  l'absolution pour le péché de chair que je venais de commettre, moi. Moi! Pas lui! En attendant le jour où, passant à la phase finale, m'ayant enivré de Beaujolais pisseux, il profita de mon sommeil éthylique pour se glisser dans mon lit et me sodomisa fissa... Deo gratias, mon père." 

Le Théo du futur livre serait sûrement très content d'apprendre que ce bon pape François donne le bon exemple et incite son haut clergé mitré à demander pardon aux autres Théo, tristes héros de la pédophilie ecclésiastique galopante et effrénée. Tant de foutre bénit recraché dans les cuvettes des w-c de son juvénat des Pères de Saint François de Sales, ou enfoui dans des anus enfantins et adolescents, quel gaspillage, alors que l'Eglise catholique  eût pu en remplir tant et tant de bénitiers!

 

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