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La vérité historique sur le Mystère de la Résurrection du Christ symbolisé par l'agneau pascal  servi aux banquets du jour de Pâques.

Amen amen dico vobis! En vérité, en vérité, je vous le dis: après la mort du Christ les choses ne se sont pas du tout déroulées comme relatées dans les évangiles. Les faits historiques, les voici. Ils sont révélés dans l'Evangile selon Judas Iscariote, document à jamais enfoui au plus profond des Caves du Vatican déjà célébrées par l'académicien iconoclaste André Gide.  Et pour cause !

Or donc, en cette fin d'après-midi du vendredi, veille du sabbat juif, se trouvèrent rassemblés au pied des trois gibets où pendaient les corps sans vie de Jésus de Nazareth et de deux voleurs, l'un nommé Barabas et l'autre on ne sait trop,  les douze disciples du Maître accompagnés de Marie Mater dolorosa et de quelques femmes. Parmi elles l'on distinguait Marie-Madeleine la fille de joie préférée de Jésus et Véronique la lingère qui avait essuyé la sueur et le sang sur le visage de Jésus pendant la montée au Golgotha. Sur un signe de l'apôtre Pierre, le groupe des fidèles attendit que fussent dépendouillés de leur gibet les corps des deux larrons et enlevés par les gardes romains pour être jetés dans la fosse commune réservée aux ennemis supposés de Tibère empereur de Rome. Puis, contrairement aux usages du judaïsme, sitôt terminée la cérémonie de La Descente de croix organisée par le bedeau de service le dénommé Pierre-Paul Rubens , le corps de Jésus ne fut pas inhumé mais précieusement déposé dans une crypte provisoirement louée pour la circonstance par ceux que l'on désignerait  de nos jours sous appellation de La bande des quatre, à savoir les disciples Simon-Pierre, son frère André, Jacques-le-Majeur et Jean, tous deux fils de Zébédée aimant Jésus z'et BD.

Tout ce petit monde pleura et pria abondamment devant la lourde porte protégeant le précieux contenu humain de la crypte, puis se disloqua. A l'exception de La Bande des quatre à laquelle se joignit, honteux et confus pour sa trahison, Judas Iscariote. L'on  tint conseil à voix feutrée sur les lieux mêmes de La Divine tragédie. Le premier à prendre la parole fut Jean, le disciple que Jésus aimait. D'amour à la grecque, murmurait-on.

- C'est pas possible une chose pareille, se lamenta-t-il. Notre Maître s'est autoproclamé fils de l'Eternel. Qui dit éternel dit immortel. Or, le voici bel et bien mort avec sa plaie béante en plein coeur. Donc, il y a comme un hiatus dans son histoire. Lequel d'entre nous aurait une idée pour au moins sauver les apparences? Car enfin, nous avons bel et bien réussi à les sauver, les apparences, lors de chacun de ses faux miracles. Non? La multiplication des pains, facile: la substitution des jarres de l'eau et du vin aux Noces de Cana, facile; le faux paralytique et le faux aveugle guéris, facile; moins facile la résurrection de notre ami et complice Lazare dans son numéro de faux mort; la pêche miraculeuse avec son filet bourré de sardines caché dans le faux fond de la barque, facile. Nous avons réussi tous ces coups de génie pour accréditer aux yeux des badauds témoins de ces miracles la nature surnaturelle du Maître. Or, le voilà mort et donc pris en flagrant délit d'imposture. Un dieu ne peut pas mourir. Cela ne peut pas, cela ne doit pas être. Conclusion?

Un long silence précéda la solution tranchée par l'apôtre Pierre, l'homme à qui le Maître avait dit: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise":

- Et si on le ressuscitait? suggéra l'homme au prénom inusable.

L'idée plut à La bande des  quatre plus un. Le plan de l'opération fut très tôt établi:

- Y a qu'à l'escamoter! suggéra Judas Iscariote dans son rôle de cinquième roue du char. Il avait à se faire pardonner son forfait du baiser de haute trahison .

- On ne peut pas faire ça pendant le sabbat, objecta Jacques-le-Majeur. Donc je suggère que l'opération ait lieu après la minuit mettant fin au sabbat. On le récupère, on le planque quelque part. Et moi, je me charge de la suite. Je demande à ma cousine Véronique de revenir à la crypte dès les premières heures du lendemain du sabbat pour s'assurer que la paix due au corps du défunt Jésus de Nazareth a bien été respectée. Là, elle trouvera le tombeau  vide et aussitôt, suivant mon conseil, elle se répand dans la ville en criant: "Jésus de Nazareth est ressuscité! Il est ressuscité! Il est vraiment ressuscité! La preuve? J'avais une verrue, j'ai prié Jésus, je n'ai plus de verrue ! Vive Jésus !" 

- Génial ! s'exclama André, frère cadet de Simon-Pierre! Ressuscité, notre Maître redevient le Fils de l'Eternel comme il l'a dit Lui-même. Et la voilà, la pierre, Pierre,  sur laquelle Il a promis de fonder Son Eglise: la Résurrection! Celui qui croira en la Résurrection du Christ sera sauvé. Celui qui refusera d'y croire sera damné et voué à la Géhenne du feu éternel.

- Amen, lui fut-il répondu d'une seule et même voix.

Et tout fut exécuté en concordance avec ce plan subliminal  jusqu'au moment où La bande des quatre plus Judas Iscariote se trouva devant le dilemme: que faire du cadavre ainsi soustrait à la curiosité publique? L'on ne pouvait guère, par respect élémentaire dû à sa subliminale Personne lui réserver le sort du commun des mortels en l'enfouissant quelque part, anonymement, avec le risque d'attirer sur ce cadavre encore frais les chiens et les charognards du désert. L'affaire était grave. Soudain, l'idée fusa, émanant de la bouche de Judas Iscariote:

- Souvenons-nous de la scène de la Cène lorsque le Maître prit le vin et en but, puis il prit le pain et le Rompit, consacrant ainsi la première marque de fromage au monde, en disant: "Ceci est mon corps, ceci est mon sang. Chaque fois que vous mangerez de ce pain et de ce Rompit et boirez de ce Fendant, c'est mon corps et mon sang que vous mangerez et boirez. Faites-le en mémoire de moi ."

- Et alors? s'étonna Jean. Quid?

- Alors, décréta Judas Iscariote, le meilleur, l'unique moyen de donner au corps de notre Maître une sépulture digne de sa nature divine, c'est que nous le mangions, ainsi que le suggère sa métaphore (Judas avait des Lettres): "Ceci est mon corps,  mangez-le; ceci est mon sang,  buvez-le! Faites ceci en mémoire de moi".

- Ainsi soit-il ! approuva d'une seule et même voix le choeur de La bande des quatre.

Et ainsi fut fait. Et ainsi se trouvèrent consacrés à jamais d'un même et premier coup de couteau et de fourchette allègre le Mystère de la Résurrection du Maître et le Saint Sacrement de l'Eucharistie. On ignore en revanche ce qu'il advint des divins ossements de l'agneau du sacrifice. Ils se sont néanmoins multipliés par milliers à raison de dizaines de tibias certifiés authentiques par ADN d'époque dans les églises d'Espagne, des centaines de mains et de pieds ensanglantés tout autant authentiques dans autant de lieux de cultes d'Italie, des milliers d'authentiques index, majeur, annulaires, pouces et auriculaires certifiés du Christ par carbone 14  exportés du Portugal vers l'Amérique latine et ainsi de suite à l'infini. On dénombre de nos jours 123 crânes garantis de christique origine dans la très catholique Pologne, 65 côtes et côtelettes du même Jésus en Irlande, 38 omoplates, 27 sternums et 5 humérus en France, deux cubitus en Albanie pays de Mère Teresa, 28 sacrums et 28 coccyx dans le canton suisse du Valais, 1256 fémurs du Christ en Corse et 48888 reliques diverses sacrées du squelette du divin Crucifié en Amérique latine, le tout garanti d'origine authentique par la Sainte Rote de Rome. Mystère des mystères.  

Depuis lors et la nuit des temps, chacune des millions de millions d'hosties ingurgitées par les fidèles de l'Eglise catholique est non pas le symbole mais le corps intégral réel du plus célèbre des crucifiés, miracle consacré sous appellation du Mystère de la Transsubstantiation.

Amen amen dico vobis, Telle est la Vérité absolue sur la Résurrection célébrée le jour des Pâques chrétiennes en conformité avec l'Evangile selon Judas Iscariote, mot araméen signifiant l'Escamoteur.

Joyeuses Pâques !

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