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Non, je n'ai pas pissé dans vos bénitiers!

"J'irai cracher sur vos tombes", écrivait Boris Vian. Avec mon "affaire" du crucifix que j'ai décroché de la paroi de ma chambre de l'Hôpital de Sion et renvoyé à sa Direction, c'est un vrai tsunami que j'ai déclenché au sein du pieux lectorat de la Pravda du Valais.

Un curé Salamolard, dont le nom me dit qu'il est originaire du même village que l'un des rédacteurs de ladite Pravda,  y écrit son indignation en m'accusant nommément, ce faisant,  de ne pas respecter la liberté d'opinion des autres occupants de la chambre.

J'ai envoyé une lettre recommandée à La Pravda invoquant mon droit de réponse au même endroit et avec un nombre équivalent de mots et y établissant un parallèle entre ma liberté personnelle et celle des responsables de l'imposition de ces crucifix omniprésents dans l'Hôpital au mépris de la liberté des incroyants et adeptes d'autres cultes dont certains furent séculairement victimes des persécutions de l'Eglise catholique dont ces crucifix sont précisément l'emblème.

Refus total signé par la Rédaction incorpore de publier ma lettre. En revanche, hier, mercredi suivant, dans la même rubrique du courrier des lecteurs, voici un extrait fleurant pas très bon l' UDC dont la Pravda abreuve son lectorat:

"D'accord, enlevons tous les crucifix, mais que l'on fasse enlever tous les voiles et les tchadors des femmes musulmanes et que tous les musulmans radicaux se rasent!"

N'est-ce pas merveilleux en fait de raisonnement? On passe sur la suite de ce brillant exposé qui a eu la préférence auprès de la rédaction unanime de la Pravda pour en revenir à la seconde réaction, téléphonique celle-là, à mon incartade sacrilège. Un homme s'annonce avec nom et prénom (probablement faux) et, d'emblée profère des menaces concrètes à mon encontre si je persiste à insulter à travers sa religion son père défunt et lui-même. Et de conclure en me traitant de gros con et d'enculé.

Dont acte. Je recompose le numéro qui m'a ainsi appelé et j'apprends que c'est un faux numéro. Le courageux insulteur a donc pris la précaution de se camoufler derrière un faux numéro. Comment? Va savoir. Comment répondre à un corbeau si doué dans son art? J'ai dû me contenter d'un pavé à son intention sur mon site facebook d'hier. Si la curiosité vous en prend, allez-y.

Mais j'insiste:

Non, ce n'est pas moi qui ai provoqué un tsunami en pissant dans tous les bénitiers du Valais! C'est sûrement des musulmans barbus et des musulmanes en tchador intégral.

 

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