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...après l'interview de Rhône FM, voici "un certain N.P. " embroché dans la Pravda de l'évêque de Sion!

Et plutôt deux fois qu'une! Pour ceux d'entre vous qui douteraient encore que l'évêque de Sion est le sixième membre mais réel Président du Conseil d'Etat du canton du Valais et que le Nouvelliste lui tient lieu de "Bulletin épiscopal officiel", l'édition de ce lundi 16 octobre 2017 avec sa pleine page entartée de la photo plein cadre du personnage Number one du Valais devrait tenir lieu de confirmation du fait.

Comble de déshonneur, votre serviteur soussigné s'y trouve à deux reprises désigné comme l'ennemi public numéro un! Ce déshonneur, c'est vraiment trop d'honneur!

La première pique en plein dans le foie de cet homme sans foi se trouve dans le rappel (triomphal) du fait  que l'Initiative Populaire cantonale pour un Valais Laïc, dont il fut le promoteur, n'a pas recueilli le nombre suffisant de signatures pour modifier la Constitution cantonale. Et vlan!

Le deuxième coup tordu, émane du questionneur ou de la questionneuse s'adressant à l'orateur et organisateur de la sainte conférence épiscopale au siège d'un collège sédunois, au demeurant  bien connu pour son allégeance sans faille à l'Eglise. La tournure de la phrase me concernant personnellement est éloquente: "Un certain Narcisse Praz s'est ému de se réveiller dans une chambre de l'hôpital du Valais avec une croix en face de lui sur le mur..." Or ça, cette façon de désigner comme un individu peu recommandable sous l'expression "un certain" (N.P. en l'occurrence)est dans l'arsenal classique de qui veut par-là même faire de cette expression le synonyme sous-entendu de "un triste sire nommé..." Merci, grand merci à l'auteur(e?) de la formule répercutée pleine page dans la Pravda du Valais d'aujourd'hui! C'est bien trop d'honneur dans le déshonneur.

Mais ce triste individu désigné sous appellation de " un certain N.P." a bien rigolé en lisant le commentaire dudit Monseigneur J-M.Lovey à l'incident rendu public du décrochage de la croix dans sa chambre d'hôpital: "Non, la présence de ces croix dans les chambres de nos hôpitaux valaisans  ne gêne pas, surtout parce que, parfois, certains patients vivent des situations d'angoisse et d'interrogation".

En ceci, je lui donne raison, au Monseigneur Président du Valais. Oui, nombreux sont les patients qui, depuis des décennies, voire des siècles, voient avec angoisse s'approcher de leur lit d'agonie l'aumônier de l'hôpital ou le curé de leur paroisse, voire le MGR de Sion en personne qui va lui soutirer un testament et cela en utilisant ces termes: "Vous allez comparaître devant le tribunal de Dieu qui vous jugera sur vos actes dans cette vie. Le moment est donc venu pour vous de faire un don substantiel à son Eglise afin d'attirer sur vous Son indulgence pour tous les graves péchés que vous avez commis."

Et tout y passera: le compte en banque, les prés, les mayens, les granges, les vignes et, tant qu'à faire, pourquoi pas la maison familiale? Au fait, à propos de vignes, la même Pravda du Valais ne vient-elle pas récemment de vanter le nombre époustouflant d'hectares de vignes et de biens immobiliers divers et très rentables qui sont la propriété de l'évêché de Sion? Ces biens sont le résultat d'autant de testaments arrachés dans les hôpitaux et cliniques du canton à des mourants contre promesse d'un paradis de perlimpinpin? 

Oui, pour l'évêque de Sion l'omniprésence des crucifix dans tous les établissements hospitaliers de ce canton a sa bonne raison d'être la règle.

CAR C'EST DANS LES HÔPITAUX ET CLINIQUES DE CE CANTON QUE L 'EVÊCHE DE SION A CONSTITUE L'ESSENTIEL DE SA FORTUNE IMMOBILIERE IMMENSE, A COUPS DE TESTAMENTS USURPES  EN PROFITANT DE L'ETAT DE MOINDRE RESISTANCE DES MORIBONDS ET CELA SOUS LA MENACE D'UNE ETERNITE DE SOUFFRANCES ATROCES EN ENFER EN CAS DE REFUS ! A CONTRARIO, EN CAS DE LEGS SUBSTANTIEL A L'EGLISE, UNE PROMESSE (GRATUITE) D'UNE ETERNITE DE BONHEUR AU MILIEU DES SAINTS, DES SAINTES ET DES ANGES DANS UN PARADIS DE PACOTILLE.

L'on comprend donc aisément le zèle que Monsieur Lovey déploie à affirmer l'omniprésence de son Eglise dans les Etablissements hospitaliers du Valais. 

SI CELA NE SE NOMME PAS ESCROQUERIE, ALORS QU'EST-CE QUI EN MERITE LE NOM?

Monsieur Jean-Marie Lovey, vous êtes un sacré hypocrite et un fieffé Tartuffe!

Car enfin, vendre de la vie (jamais prouvée et à jamais prouvable sûrement) après la mort, à des gogos crédules, n'est-ce pas vendre de la poudre de perlimpinpin? Et au prix fort! En droit pénal civil cela porte plusieurs noms, Monsieur Lovey. Cherchez bien.

Mais ça, ce n'est jamais qu'un certain (sous-entendu: triste individu nommé) N. P. qui vous le dit. C'est donc une accusation méprisable. Dont acte.

Signé: Un certain Narcisse Praz.

Mais c'est qui, ça, au fait, ce "certain" individu? Et que penser de cette Société des Ecrivains Valaisans qui n'a même pas sollicité le nihil obstat de l'évêché avant de lui attribuer son dernier Prix annuel de littérature 2017?

 

 

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