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Mardi 6 février 2018
L’article très lucide de ce jour 6 février 2018 de Madame Laurence de Coulon dans la Pravda du Valais mettrait du baume au coeur de tous les écrivains, écrivaillons et écrivassiers de Suisse romande, dont je suis, avec nos misérables tirages face aux millions d’exemplaires vendus des oeuvres de Joël Dicker.

Seule consolation possible: la médiatisation du nombre de lecteurs de
La vérité sur l’affaire Harry Quebert” qui se sont arrêtés à la 20ème, la 30ème ou la 50ème page... Combien sont-ils?
Des dizaines? Des centaines? Des milliers? Toutes les personnes avec qui il m’a été donné de parler de ce livre, toutes sans exception, sont du nombre.
Pardon, mais je n’ai pas pu me retenir de le dire. Parce que c’est “Ma vérité sur
l’affaire Joël Dicker”.

Mais ça, c’est l’expression d’une jalousie de bas niveau. Or, la jalousie est un vilain défaut. Mais pas les gros mots...(Et ça, c'est un plagiat d'une pub des années 1970 qui disait: "La gourmandise est un vilain défaut. Mais pas les pruneaux". )

Personnellement, lorsque je lis une critique artistique négative, qu’il s’agisse de littérature, de peinture, de musique ou autre, je me demande chaque fois au nom de quel chef-d’oeuvre
réalisé par son auteur celui-ci se permet d’émettre une opinion quelconque sur
le travail artistique d’autrui. Ne serait-ce pas une façon de s’affirmer supérieur à l’artiste lui-même? Surtout si l’on considère que la plupart des critiques d’art se recrutent, dans la majorité des cas, parmi les ratés souvent aigris de leur art personnel.

Ceci dit, je l’avoue: l’article de Madame Laurence de Coulon m’a fait grand plaisir.
Preuve que je suis un vilain jaloux des succès répétés de Joël Dicker. Dois-je vraiment en rougir de honte?
Narcisse Praz

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