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MARDI 29 MAI 13H30
PARDON, PARDON, MAMADOU!

Je retire et renie tout ce que j'ai écrit hier au soir et ce matin te concernant! Pardon!
Le journal télévisé de 13h m'apprend que l'enfant serait tombé du 6ème étage et, par miracle, serait resté accroché à un obstacle au 4ème étage. Ce détail, qui n'en est pas un, change toute la donne: il ne peut donc pas s'agir d'un subterfuge.

Je te souhaite donc de bien profiter de ton acte véritablement extraordinaire d'héroïsme et je te félicite aussi d'avoir prouvé LA SUPERIORITE DE LA RACE NOIRE SUR LES BLANCS BECS QUE NOUS SOMMES, parce que moi, pour l'escalade je m'arrête aux premiers cinquante centimètres de grimpée.Pardon et bravo, Mamadou!

Mais je vais te raconter une autre histoire vraie. Vraie de vrai qui prouve que l'on peut tomber de très haut et se trouver sauvé par un miracle. C'est arrivé à - je peux bien le nommer puisque je l'ai connu personnellement. C'est arrivé à Théophile Fournier de Djiodjië da Tsintra qui était mon presque voisin à Beuson-Nendaz.

Il travaillait à la construction du mur du barrage de Cleuson. Le mur était déjà arrivé à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Les protections le long du chantier étaient à la mesure des égards que l'EOS, l'entreprise en question, éprouvait à l'endroit de ses ouvriers (dont je fus, avec 1fr26 de l'heure, pas 1fr27 ni 1 fr30, non: à 1fr26 !!!). Bref, voilà que Théophile Fournier trébuche, perd l'équilibre et plonge dans le vide..

A ce stade de son récit qu 'il faisait lui-même, Théophile, qui était d'une famille très croyante, s'interrompait, se souvenait et, tout ému concluait:

- J'avais juste eu le temps de réciter mon Acte de contrition avant de comparaître devant Dieu. Mais voilà qu'à une vingtaine ou une dizaine de mètres au-dessus du rocher au pied du mur du barrage, une tige de fer figée dans le béton dépassait du mur. Eh bien, crois-le ou ne le crois pas, en passant par-là, la ceinture de mon pantalon s'est accrochée à cette barre et fer et je me suis trouvé suspendu dans le vide. Suspendu dans le vide mais vivant!

Puis, après un silence, il ajoutait:

- J'ai donc récité mon Acte de contrition pour rien. Mais je ne le regrette pas.

Salut, Mamadou! Chapeau! Et chapeau au Destin qui a mis sur la trajectoire plongeante de ce garçonnet la petite grille qui l'a empêché de se fracasser 4 étages plus bas.

Et salut à toi, Hubert Fournier de Nendaz, fils de Théophile de Djiodjië da Tsintra de Beuson. Toi, tu peux confirmer que cette histoire est vraie.

Mais de là à me convertir, moi, jusqu'à croire à la nature surnaturelle de ces deux miracles, il y a comme un vide...Un vertige.

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