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Vendredi 23 août 2019
ME TROMPER DE FEMME?
Chez moi, c'est une habitude, presque une manie. Mais ne seraient-ce pas plutôt les compagnes de ma vie qui se sont trompées d'homme?

L'évocation, hier, de ma bourde en me trompant de personne à propos d'une grossesse non encore aboutie en a amusé plus d'un d'entre vous.

Mais c'est pas tout! Cette gaffe m'en a rappelé deux autres non moins authentiques. Elles se passent toutes les deux à Paris, à l'époque où j'y vivais.

1. Cela se passe dans un théâtre parisien. Je m'y trouve avec ma compagne d'alors. Je me souviens encore qu'il s'agissait d'une représentation du spectacle d'autodérision de notre compatriote jurassienne la dénommée Zouc narrant son vécu psychiatrique. Le public parisien lui fait un triomphe. La salle est comble. On a dû transformer le comptoir de l'entrée de la salle en sièges pour le surplus de spectateurs. L'accès ne s'y fait qu'en se faisant aider car on se juche à 1m50 de haut. Je vois un homme s'emparer de sa femme et la surélever à bout de bras pour l'installer assise sur le comptoir. Je décide d'en faire autant et je saisis à deux mais ma compagne sous ses aisselles, je la hisse jusque sur le comptoir... Enfin, presque, car arrivée à cette "altitude" je m'aperçois que certaines spécificités de son anatomie ne correspondent pas à celles de ma compagne qui ne bénéficie pas de telles rondeurs mammaires... Je me suis tout bêtement trompé de femme! Honteux zéconfus, je la laisse retomber par terre. Tu vois sa tête? Mais qu'est-ce que c'est que ce plouc, que ce gnou qui me soulève pour me laisser aussitôt retomber? Et tu vois la tête de ma compagne éberluée qu i a assisté à la scène?

2. Encore à Paris. Avec ma compagne d'alors, nous sommes sur l'un des quais de la gare de Lyon. Nous longeons le train dans lequel nous devons monter. Il y a foule. Nous marchons d'un pas vif. Soudain, je m'arrête pour demander un renseignement à un contrôleur du quai. Ma compagne poursuit sa marche. Mon entrevue avec le contrôleur terminée, je repars sur la trajectoire suivie par ma compagne. Je la repère, j'enfourche mon bras sous son bras et ainsi, bras dessus, bras dessous, je progresse de quelques pas lorsque tout à coup la femme est prise d'un fou rire qui la secoue des épaules au x chevilles. Et c'est son éclat de rire qui me fait revenir à moi tandis que quelques mètres plus loin j'aperçois le visage hébété de ma compagne, la vraie, qui assiste à la scène en se demandant à quelle rivale improvisée elle a soudain affaire !
Les deux femmes se trouvent face à face, la Parisienne rigolant,l'autre se demandant si ça doit finir par un crêpage de chignon.
- Je vous le rends, Madame, dit la Parisienne à celle qui se trouve dans le rôle de la délaissée offensée.
- Vous ne le voulez vraiment pas? lui répond la victime de la méprise.
- C'est à lui de décider, rétorque la Parisienne tout en montant dans son wagon en se tordant de rire.
Avec le temps écoulé, ce que je puis en dire, c'est qu'en montant précipitamment dans son wagon la Parisienne l'a échappée belle...Pas l'autre!

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