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Dimanche 19 janvier 2020
La critique est facile, seul l’Art est difficile


L'Emission "La grande librairie" de mercredi soir 15 anvier 2019  a donc été consacrée dans sa totalité à l'auteure du livre "Le consentement" de Madame Vanessa Springora, victime à l'âge dès l'âge de 13 et 14 ans de Son Eminence Littéraire  (S.E.L.) le triste sire nommé Gabriel Matzneff qui a abondamment tiré gloire et profit des récits de ses exploits pédophiles ou plus précisément pédérastes au détriment d'enfants des deux sexes en France comme aux Philippines, à l'instar d'un autre Grand de la Littérature, André Gide Prix Nobel qui, lui, avait choisi l'Afrique comme terrain de chasse dont il raconte ses exploits entre autres dans son livre "La porte étroite". Madame Vanessa Springora fut d'une exemplaire dignité durant toute la durée de l'émission malgré la sensibilité du sujet la concernant personnellement.,

Et voilà que défilent les noms des distingués encenseurs du talent (véritable) d'écrivain de l'abominable personnage dans sa vie privée Gabriel Matzneff à l'angélique prénom

Bernard Pivot en personne que l'on ne présente plus et qui l'accueillit 6 fois dans ses émissions télévisées;
Le jury du Prix Renaudot qui distingua l'un des romans du pédéraste imbu de sa personne Matzneff ;
Jean d’Ormesson, le distingué homme d'esprit ;
Les écrivains et occasionnellement critiques des oeuvres d'autres écrivains:  Philippe Sollers, Yann Moix, Christine Angot, Frédéric Baigbeder et, plus étonnant,Cioran.

Tous y sont allés de leur éloge à l'obsédé pédéraste Matznef et à ses ouvrages dédiés à ses exploits sexuels commis au détriment de gamines et de gamins. Ils ont tous une sacrée bonne mine désormais après la parution du livre de dame Springora et tous, ils se retranchent derrière l'excuse de moeurs et usages admis à l'époque des années 1968-1980.

Hypocrites! La vérité se rapportant aux critiques littéraires et de l'Art en général est que dès lors qu'un Bernard Pivot a donné sa caution indiscutable à cette fripouille, tout critique littéraire digne de ce nom ne peut que lui emboîter le pas. Ce fut ce que firent tous ces éminents intellectuels rêvant d'être à leur tour invités dans l'une des prestigieuses émissions télévisées de Bernard Pivot, "Apostrophes" et "Bouillon de culture".

Cette histoire m'en rappelle une autre du même type: le canular réalisé par l'Académicien Goncourt Roland Dorgelès dans le but précisément de ridiculiser les as de la critique de la peinture. Le prestige de Roland Dorgelès faisant l'éloge e l'oeuvre de ce peintre fit merveille.

Histoire d’un canular

Roland Dorgelès, André Warnod, et Jules Depaquit, trois farceur qui voulaient prouver qu'il y avait (déjà ?) de prétentieux barbouilleurs adulés par un public snobinard qui se croyait obligé de se pâmer d'admiration devant n'importe quoi pourvu que ce soit nouveau eurent l'idée de faire peindre un âne et d'inventer un nom de peintre pour voir jusqu'au pouvait aller l'ignorance et la prétention de certains.

Ils demandèrent au patron du Lapin Agile, le père Frédé, de leur prêter son âne...

Un huissier fut appelé, ainsi qu' un photographe pour immortaliser la scène et, tandis qu'on mettait sous le nez de l'âne une cargaison de choux, carottes et poireaux, ils eurent l'idée de ficeler au bout de sa queue, un pinceau enduit de peinture. ; une toile vierge, glissée sous son arrière train était posée sur un tabouret,et, de temps en temps, on déplaçait le tabouret et on changeait de pinceau et de couleurs; ainsi naquit le tableau intitulé : "Coucher de soleil sur l'Adriatique".

C'est ainsi que Boronali fut inscrit au Salon des indépendants en 1910...et qu'il remporta un tel succès que Roland d'Orgelès portera au rédacteur en chef du" Matin" le dossier complet de l'affaire : photos, procès-verbal de l'huissier, et autres documents  cela fit l'effet d'une bombe sous le titre : « Un âne chef d'école » et la foule se rua au salon, ce tableau sera vendu 400 francs que Dorgelès remit à l'orphelinat des arts.

Les louangeux admirateurs de l’artiste peintre Boronali, alias l’âne du patron du Lapin Agile sont les mêmes que les admirateurs, éditeurs, critiques littéraires qui aujourd’hui encensent le désormais sulfureux écrivain pédéraste Gabriel Matzneff. Comment dit-on en langage académique précieux et distingué : avoir l’air con ?

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