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Rendre aux adorateurs du dieu Dollar leur part de propagande et
à Joseph Staline sa part de justice qui lui revient.

Faisant suite à mes griefs contre l’émission d’Arte sur les goulags soviétiques, un ami lecteur de facebook y écrit en guise de commentaire :

« Très très surpris de ta réaction qui veut nuancer les crimes du stalinisme, sachant que les anarchistes se trouvaient parmi les premières victimes. Une position honnête est de constater que le stalinisme est le frère consanguin du nazisme. Ils ont construit et fait fonctionner un système industriel de destruction de l’humain. Comparer ces millions de crimes innommables aux conditions difficiles de travail à la Dixence, est un artifice indigne. Tout libertaire est un abri-soviétique primaire. Tous. »

J'admets évidemment que comparer le goulag avec les chantiers des barrages est une incongruité de ma part, les travailleurs des barrages n'étant épiés et surveillés que par des contremaîtres et non des hommes en armes. Mais je maintiens que les conditions de vie du monde ouvrier de l'avant-guerre et pendant la guerre de 39-45 et même en-de-ça représentait bel et bien une forme de travail de galériens sous la surveillance d'un contremaître pour 8 ou 10 ouvriers et chargé chaque soir de faire son rapport à son chef sur les bonnes ou mauvaises dispositions au travail et prestations de chacun.
J’en fus. Je ne m’y suis pas considéré comme un esclave, mais comme un esclave affranchi.

Et que dire donc des travailleurs à la chaîne de l’usine d’aluminium de Chippis et de ceux, parmi ses ouvriers qui ont travaillé « au four » , qui ont vu leur santé se dégrader au point de leur valoir une mort tout aussi prématurée que celle des mineurs, dont mon père, frappés de la terrible silicose menant ses victimes à… cracher leurs poumons parce qu’aucun moyen de protection n’était mis à la disposition de ces ouvriers-là par leurs employeurs qui, étrangement, se trouvent être précisément les promoteurs de la propagande aveugle de La guerre froide côté capitaliste.

Mais revenons à Joseph Staline.
PRIMO
Question : que serait-il advenu des populations russes dans l’hypothèse où en 1917 la Révolution soviétique aurait échoué, où les vainqueurs auraient été les blancs triomphant des rouges ? L’on peut raisonnablement faire confiance aux ennemis de la Révolution soviétique, c’est-à-dire aux grands propriétaires du vaste Empire russe, champions toutes catégories en esclavagisme organisé, pour prendre deux formes de revanche : la première consistant à faire subir à tous les révolutionnaires déclarés le même sort que les bourgeois « Versaillais » avaient réservés aux révoltés de la Commune de Paris, c’est-à-dire Tous au Mur des Fédérés tenant lieu de poteau d’exécution collectif à longueur de semaines et de mois. Quant au surplus de révoltés, quoi ? Des goulags ! Et quels goulags ! Pires que ceux de Staline sans doute, parce qu’en fait de mépris et de haine du bas peuple, ces gens-là étaient passés maîtres !

SECUNDO
Aujourd’hui encore, que de fois n’entend-on pas cette ânerie proférée par des journalistes et des polémistes de télévision faisant de Staline une sorte de complice de Hitler en raison de son pacte de non agression signé au début de la guerre mondiale de 39-45. Ils sont cons ou ils font semblant, nos journaleux ? N’est-il pas flagrant que Staline s’est bel et bien joué d’Hitler par ce pacte ? L’URSS s’est trouvée totalement prise au dépourvu par l’envahissement de la Pologne par les troupes du Reich Allemand nazi. Il lui fallait absolument gagner du temps pour s’armer. C’est ce qu’elle a fait et bien fait. Les fins politiciens, chroniqueurs et pseudo historiens qui persistent à jeter le discrédit sur Staline pour ce pacte de non agression sont ou bien des imposteurs qui s’ignorent tels ou bien des crétins et fiers de l’être parce que conformes au politiquement correct du moment.

TERTIO
Voici le compte rendu classique de La bataille de Stalingrad est l'ensemble des combats du 17 juillet 1942 au 2 février 1943, pour le contrôle de la ville de Stalingrad, entre les forces de l'URSS et celles du Troisième Reich et de ses alliés. Ces combats incluent l'approche de la ville par les armées de l’Axe, les combats urbains pour sa conquête à partir de septembre 1942, puis la contre-offensive soviétique, jusqu'à l'encerclement et à la reddition des troupes allemandes. L'ensemble de ces combats, dans et hors de la ville, se sont étendus sur un peu plus de six mois et ont coûté la vie à plus de 800 000 Soviétiques, civils et combattants, et à 400 000 militaires allemands, roumains, italiens, hongrois et croates. Avec la bataille de Moscou, en décembre 1941, et la bataille de Koursk, en juillet 1943, elle constitue l'une des grandes défaites de l'armée allemande sur le front de l'Est et un tournant stratégique majeur de la Seconde Guerre mondiale. Elle reste dans les mémoires pour l'âpreté des combats urbains, n'épargnant ni civils ni militaires, ainsi que pour ses impacts psychologiques et symboliques.

Conclusion ? Ce sont les armées de l’URSS et non celles des USA et de leurs alliés qui ont terrassé définitivement le monstre appelé le nazisme en Allemagne, le fascisme en Italie et dans l’Espagne de Franco.

Et cela grâce à qui, grâce à quoi ? Au fait que LE PEUPLE RUSSE devenu l’URSS fut assez heureux et fier de son statut révolutionnaire communiste pour sacrifier plus de 800.000 des siens, dans la fleur de l’âge pour la plupart, pour défendre LEUR REVOLUTION contre l’envahisseur nazi. Et cela grâce à qui et grâce à quoi ? A la conviction de défendre les acquis de leur Révolution et au culte voué à Joseph Staline en maître de cérémonie.

Et tout le reste n’est que basse littérature partisane de la Guerre froide dans sa version du Dieu Dollar clamant « In God we trust ».

Ceci dit, Joseph Staline, Petit Père des Peuples, sache que moi, je ne te pardonnerai jamais la mort des anarchistes de Cronstadt, ni celle des anarchistes Catalans de la Guerre civile d’Espagne que tu as traités comme autant de vulgaires fascistes franquistes.

Mais je te rends cette justice : c’est toi qui a terrassé l’hydre nazie à Stalingrad, puis jusqu’à Berlin. E j'affirme que les USA, une fois de plus, comme en 1917 ne se sont intervenus en pseudo libérateurs qu'au dernier moment des combats afin d'en glaner les lauriers et les dollars de la Reconstruction.,
Narcisse Praz, 12 février 2020

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