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APOCALYPSE NOW ! LE CORONAVIRUS ANNONCE LA FIN DES TEMPS !

Veux-tu que je te raconte une histoire vraie d’un autre « Coronavirus » ? C’était en 1918. La famille de mon grand-père côté maternel comptait 7 personnes, grand-papa Barthélemy, grand-maman Antoinette, ma mère Innocente âgée de 11 ans, trois de mes trois oncles et ma tante Honorine âgée de 2 ans. Je te dis tout ça afin que tu comprennes que tout ce que je vais te raconter est vérifiable. Or, voici que surgit dans la vallée de Nendaz la tristement connue « Grippe espagnole » dont voici ce que l’on en dit officiellement:

 

« …La grippe espagnole, baptisée ainsi parce que l'Espagne, non concernée par le secret militaire, fut la première à la mentionner publiquement, fut dévastatrice, touchant quasiment tout le globe. Malgré un taux de mortalité de «seulement» 2 à 4 %, elle fit des dizaines de millions de morts, dont 165 000 en France. La plupart des victimes mouraient de surinfection bactérienne, qui se déclarait au bout de 4-5 jours et conduisait au décès une dizaine de jours après les premiers symptômes grippaux, en l'absence, à l'époque, d'antibiotiques.

 

Or, à cette époque-là, la commune  et vallée de Nendaz ne comportait qu’une seule paroisse et donc un unique cimetière pour les 12 villages qui la composaient, d’Aproz dans la plaine du Rhône, jusqu’au hameau de Verrey tout là-haut accroché à la pente vertigineuse. Je te dis ça parce que soudain, les cercueils se mirent à faire la queue devant l’église paroissiale de Basse-Nendaz jour après jour ! Tant et si bien ou plutôt tant et si mal que le curé décida de ne plus faire sonner la cloche des enterrements afin de ne pas affoler la population.

 

Mais affolement  il y eut bel et bien dans les villages. Grand-papa Barthélemy possédait lors de son mariage quelques petits biens à Beuson, cependant que grand-maman Antoinette en possédait, elle à Veysonnaz et à Clèbes dont elle était native. Parmi ces biens à Veysonnaz figurait un « pillo », autrement dit un étage de chalet ancien. Et cela sonna aux oreilles de grand-père Barthélemy comme un signal de salut : sitôt dit, sitôt fait, il emmène épouse et ses cinq enfants  et la mule de la famille pour porter le balluchon collectif de la famille, sur le chemin menant à Veysonnaz. Car de ce temps-là l’on ne parlait pas encore de routes pour la bonne raison qu’elles n’auraient été d’aucune utilité, vu que , par ici en-haut, de voiture l’on n’en avait jamais vu.

 

Et voici donc la tribut nomade de Barthélemy Bornet  débarque à Veysonnaz, sitôt suspecte d’être porteuse de la Mort appelée « Grippe espagnole ». Et tous les volets, toutes les fenêtres, toutes les portes de lui claquer au nez ! Hermétiquement. Et tout le village de fuir les intrus comme ils l’eussent fait de la peste. Pas de rencontres à moins de cent mètres. Et encore, car on ne sait jamais comment se propage cette saleté… Comme aujourd’hui le « coronavirus », en somme…

 

Au bout d’une année, les villages du bas de la vallée d’où avait émergé la famille de mon grand-père avait fini d’enterrer les centaines de morts de familles décimées, cependant que voilà-t-il pas que l’on annonce à Clèbes, village à la même altitude que Veysonnaz l’on annonce le premier mort de la « grippe espagnole ». Clèbes, bien que politiquement  inclus dans la commune de Nendaz, est attribué à la paroisse de Veysonnaz. Et donc voilà le premier mort de la grippe espagnole enterré à Veysonnaz !  Panique dans la tribu de Barthélemy Bornet ?

 

Que nenni ! Grand-père et grand-mère Bornet rechargent tout le saint frusquin de la famille sur le dos de la mule et, dare-dare, redescend à Beuson. Sauvée ! Bonne nouvelle, car l’année suivante naquit  le benjamin de la famille, l’oncle André ! Et tout fut bien qui bien finissait.

 

Fut-ce cette histoire qui, trente ans plus tard, inspira le gourou de la secte millénariste  des « Saints des derniers jours » qui, un beau jour s’avisa d’annoncer « La fin du monde ». Le malheureux commit la maladresse d’en fixer la date précise de l’avènement de sa « prophétie ». Et, tout comme grand-papa Barthélemy avait sauvé sa tribu en prenant le chemin de la montagne, voici la tribu des « Saints des Derniers jours » embarquée dans l’aventure du défi final et escaladant les pentes du Mont-
Blanc , escomptant de la sorte justifier son appellation des « Saints des derniers jours » en échappant à l’Apocalypse biblique. Et toutes les radios de Suisse, de France et de Navarre, de relater l’évènement en rapportant avec précision la date annoncée de La Fin Du Monde !

 

Patatras ! Raté ! La honte pour le gourou prophète ? Que nenni ! Il a reconnu une erreur d’interprétation  accidentelle de la Bible et jura, mais un peu tard, qu’il récidiverait ! Car ce qui est écrit dans la Bible doit se réaliser. Obligatoirement. Et la prochaine fois ce sera la vraie !

 

Mais qu’attendent les gourous des sectes millénaires pour annoncer la coïncidence de la survenue du « Coronavirus » et de la date de la Fin des temps ? C’est l’occasion ou jamais, que diable !

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