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Mardi 10.2.2020
Comme Le Beaujolais nouveau arrive ponctuellement dans les bistrots parisiens dès la mi-décembre, ainsi Le Joël Dicker nouveau arrive en librairie ponctuellement avant le prochain Salon du livre 2020.

Je n’ai aucun avis personnel à émettre sur les livres de Joël Dicker pour la bonne raison que je n’en ai lu aucun malgré les critiques élogieuses lues dans certains journaux français ,mais parce que… je n’ai pas de temps pour ça.

En revanche, je pense que nous sommes nombreux, nous autres auteurs, à crever d’envie face à leurs succès en librairie à coups de centaines de milliers d’exemplaires. C’est rageant, non ? Avec nos tirages misérables. Y a un truc ! Joël Dicker a trouvé le truc ! Moi, non ! Et il y a de quoi enrager.

Or, j’apprends en lisant « Vigousse » qu’une journaliste de la Tribune de Genève, Pascale Zimmermann, parlant du dernier « Joël Dicker » lui reproche :
- ses innombrables superlatifs ;
- les phrases toutes faites ;
- les poncifs ;
- les images stéréotypées ;
- les adjectifs « convenus » etc.

N’empêche, lorsque j’ai appris l’ahurissant tirage à centaines de milliers d’exemplaires de son livre
« La vérité…» publié de façon fort inattendue par les Editions de Fallois qui sont plutôt connues pour leurs publications d’œuvres signées par d’éminents universitaires, j’ai été totalement bluffé. Alors, en laborieux écrivaillon provincial, je me suis dit que si De Fallois venait de publier un écrivain genevois, pourquoi ne devrais-e pas leur envoyer l’un de mes nombreux manuscrits qui moisissent dans mes tiroirs. Ce fut ce que je fis…

S’écoulent quelques semaines. Puis quelques mois. Et enfin, voici que je reçois enfin une lettre des
prestigieuses Editions de Fallois ainsi (approximativement ) rédigée :

« Monsieur, Nous vous remercions d’avoir pensé à notre établissement pour l’édition de votre manuscrit intitulé…(***), mais nous somme au regret de devoir vous informer que… nous ne le lirons pas. En effet, après le succès mondial du roman de M. Joël Dicker intitulé « La vérité…etc.), nous nous trouvons soudain détenteurs de plus de 500 manuscrits que, comme pour ce qui concerne le vôtre, nous ne lirons pas faute de temps et d’envie… Nous tenons donc le vôtre à votre disposition». Etc. »

Alors, vous comprenez pourquoi la seule évocation du nom de Joël Dicker a de quoi faire enrager tous les auteurs et écrivains aux tirages minables malgré que leurs œuvres ne sont entachés :
- ni d’innombrables superlatifs ;
- ni de phrases toutes faites ;
- ni de poncifs ;
- ni d’images stéréotypées,
- ni d’adjectifs « convenus » etc.

Au fait, serait-ce ça la solution pour décrocher des tirages à 600.000 exemplaires ? Ou tout bêtement, me concernant personnellement, le fait que, tout simplement, tout bêtement, plutôt que de me mettre à écrire des livres j’aurais été mieux inspiré en continuant de m’occuper des vaches de mon grand-père Barthélemy d’abord, puis de celles de mon frère Nestor ? Sûrement.

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