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Lundi 23 mars 2020
LE CHÂTIMENT DE LA NATURE EN COLERE
 
La Nature a fourbi pour ces crimes de sang
D’essence fratricide un juste châtiment :
Sur la planète entière éclate, meurtrière
Pour tout le genre humain, a pandémie austère
Du Coronavirus, suprême châtiment
Pour tant d’assassinats, frappant aveuglément
Les peuples de la Terre et sans discernement
D’âge, de continent, de race et de fortune
Faisant de la planète une fosse commune.
Mes frères animaux, qu’un chaleureux merci
Emane de vos cœurs pour les chauves-souris
De la ville de Wuhan en sa lointaine Chine,
Pour avoir déclenché l’implacable machine
Du Coronavirus contre tous les humains,
Les laissant pantelants face à leurs lendemains,
Ebahis, estourbis, face à la pandémie
Résistante à tout soin comme à toute alchimie
En l’an deux mille-vingt. N’en moururent pas tous,
Mais tous furent frappés. Au nom de son Deus,
Soi-disant Créateur du Ciel et de la Terre,
L’homme régna sur elle en maître vacataire
Nanti de tous pouvoirs sur le monde animal,
C’est-à-dire sur nous, grand seigneur infernal.
Grands furent nos espoirs par cette tentative
D’enfin désenchaîner la planète captive
De l’Homme accapareur et bourreau monstrueux
Pervers, cruel, abject, sot et prétentieux,
Versatile, pédant, maladroit et sinistre
Malhonnête, irritant, sournois comme vrai cuistre,
Venimeux et grossier, odieux, suffisant
Abominable, affreux, en trois mots comme en cent,
Exécrable à souhait, agaçant, tyrannique,
Digne représentant de la gent satanique.
Pardon ! Mais il fallait que cela fût dit
En prose, en vers, à la face de ce bandit.
C’est tellement meilleur lorsque c’est inutile
Bien à l’instar de cette algarade futile.
Nous, animaux, brimés, exploités, méprisés,
En prose, en vers, à l’Homme nous aurons osé,
Crier ses quatre vérités comme une guigne,
En défilant dans La Parade des indignes.

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