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Pâques 2020

Extrait de l’Evangile de l'apôtre

Judas Iscariote.

 

« In illo tempore, Jésus me prit à partie avec une gravité inhabituelle et me parla en grande confidence d’homme à homme.

  • Je crains, me dit-il, de m’être peut-être lancé à moi-même in pari hasardeux en prédisant ma propre résurrection. Or, manquer de parole sur un point aussi déterminant de ma prédication la réduirait intégralement à néant. Donc il faut – tu m’entends bien ? – il faut que je ressuscite. Or, pour cela il faut d’abord que je meure. Pour cela le temps presse. J’ai connaissance du fait que deux voleurs, Barabas et Gesmas, seront crucifiés vendredi à la 15ème heure sur le Mont des Oliviers. Je veux en être. A cette fin, je te charge, toi Judas Iscariote, de profiter de notre cène traditionnelle du jeudi pour me dénoncer au centurion Coronavirus comme fomentateur d’un complot destiné à me faire proclamer le Messie promis aux juifs qui chassera les Romains de Jérusalem ainsi que cela se produisit pour leur délivrance des Egyptiens. Nous savons tous que Coronavirus est un espion chargé par le gouverneur romain Ponce Pilate de rendre compte de mes faits et gestes comme de mes propos. Ce qu’apprenant, Ponce Pilate me fera condamner à mort par crucifixion en même temps que les deux larrons déjà condamnés Barabas et Gesmas. Terminée la phase de la crucifixion, un centurion romain s’assurera de ma mort effectivement advenue en me transperçant le cœur de la pointe de sa lance.

Moyennant quoi vous, mes disciples et ma mère Miryam et ses amies,  obtiendrez l’autorisation de me donner une sépulture normale. Vous me déposerez donc dans le tombeau de notre ami Joseph d’Arimathie dans le cimetière de la vallée de Cédron. Puis vous vous disperserez. Le lendemain, qui sera donc jour de shabat, vous l’observerez strictement et n’entreprendrez rien me concernant. Mais toi, Judas, tu en profiteras pour te rendre dans la Forêt d’Eshtaol au nord-est de Bet Shemesh. Tu y prépareras un bûcher apte à l’incinération d’un cadavre humain. Puis tu reviendras terminer ta journée chez toi comme si de rien n’était. Mais sitôt le shabat terminé, c’est-à-dire à sa minuit, tu attèleras à sa charrette notre ânesse de la communauté, tu te rendras en grande discrétion sur la tombe de Joseph d’Arimathie, tu chargeras ma dépouille mortuaire sur la charrette, tu l’emmèneras dans la Forêt d’Eshtaol à l’endroit même où tu as préparé le bûcher de ma crémation. Tu prendras grand soin à ce qu’il n’en subsiste rien. Puis tu reprendras le cours normal de ta vie. Le lendemain matin, ainsi qu’il est d’usage, ma mère Miryam voudra venir se recueillir sur mon tombeau avec ses amies. Fais en sorte de te  joindre à elles. Elles constateront la disparition de mon cadavre. C’est alors que toi, Judas, tu devras user de tout ton talent de persuasion pour les disperser dans la ville en clamant et proclamant que Jésus de Nazareth est ressuscité et a rejoint son Père, l’Eternel qui est dans les cieux. Puis-je compter sur toi, Judas Isacariote ?

Est-il utile de préciser que je lui en fis serment ? Alors Jésus de Nazareth prononça ces paroles totalement inattendues – et cela sur un ton badin contrastant gravement avec les faits évoqués :

  • Si toi et moi, Judas Iscariote, menons à chef cette entreprise démentielle, nous aurons réussi la mystification la plus formidable, la plus mirobolante de toute l’Histoire depuis celle d’Adam et Eve au Jardin d’Eden.

Ainsi fut donc fait et bien fait. Tous les personnages de « la bande à Jésus », hommes et femmes, se répandirent aussitôt dans Jérusalem, puis à travers toute la Palestine, clamant et proclamant partout la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Jésus de Nazareth. Ainsi naquit la nouvelle religion, celle de Jésus-Christ ressuscité d'entre les morts en l'an premier de l'ère chrétienne.

                                   

Pâques 2020

           S’éculèrent mille ans après ce témoignage,

                    Puis encore mille ans, lorsque enfin, un juif sage

                  Et d’immense Savoir, du nom d’Albert Einstein,

            De Science confit et de bon sens empreint,

                           Osa cette formule oeuvre de son génie :

                           « Deux choses  resteront à jamais infinies :

                           L’Univers éternel, insondable et parfait,  

                            Et la bêtise humaine. » En témoigne le fait

                            Séculaire et navrant de la sotte croyance

                            En un mythe bravant bon sens  et vraisemblance,

                            Les lois de la nature  et autres garde-fous :

                            Un mortel revenu d’entre les morts ? Au fou !

 

 

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