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Samedi 25 avril 2020

TRAHISON
La RTS a programmé cette semaine et pour la troisième fois le téléfilm intitulé
« LES AMANTS DE LA DENT-BLANCHE ». Certains d’entre vous l’ont peut-être regardé mardi soir 21 avril ? Plusieurs appels téléphoniques que j‘ai reçus à ce propos me font penser que tel fut bien le cas.

Ce film est censé reprendre l’intrigue intégrale de mon roman intitulé « ELLE S’APPELAIT MARIE-THERESE SEPPEY »(Ed. Monographic). J’avais vendu les droits d’adaptation cinématographique à France-2 télévision, qui s’est associée avec la RTS pour sa réalisation.

Mon roman historique raconte l’histoire dramatique de cette jeune femme décapitée à Sierre avec son amant et un complice coupables de l’assassinat de son mari. Trois têtes tombant du billot sous la hache du bourreau que l’on avait dû aller recruter dans le canton d’Uri, parce qu’aucun Valaisan n’avait accepté de s’acquitter de pareille horreur.

La scénariste chargée de « l’exécution » - c’est le mot qui convient – de cette œuvre se nomme Anne Gonthier. Incapable d’inventer elle-même les personnages du film qui lui fut proposé, elle s’est appropriée de tous les personnages de mon roman pour en faire un scénario à l’eau de rose évolénarde sous le titre « Les amants de la Dent-Blanche » et, au lieu de les faire décapiter par le bourreau venu d’au-delà des Alpes bernoises, elle les a fait s’évader, la veille de l’exécution, par-dessus un glacier vers l’Italie. Trahison ! Mais pas désintéressée, car le fait d’inscrire son nom comme scénariste du film lui rapporte le 8% de ses recettes alors que moi, l’auteur du roman qui l’inspira, je n’ai eu droit qu’au 1%. Nuance. Le titre de mon roman et mon nom figurent bel et bien dans sa présentation, mais simplement « en passant », tous les honneurs revenant à la scénariste.

Résultat ? Le chroniqueur du journal « Le Temps » qui en rendit compte lors de la programmation du film à la RTS en rend compte en ces termes : « Le roman « Elle s’appelait Marie-Thérèse Seppey » raconte une vraie tragédie grecque. La scénariste qui s’en est inspirée en a fait… une bluette cathodique ».

Autre résultat ? J’ai dénoncé cette trahison dans un communiqué de presse. Le Nouvelliste
l’a rapporté sous ce titre sur toute la largeur de la page : « UNE DENT CONTRE LA DENT BLANCHE ». Et pour cause ! Les trois héros de ma tragédie grecque mais authentiquement valaisanne racontant leur terrifiante décapitation, la « géniale » scénariste Anne Gonthier, en fidèle lectrice de romans à l’eau de rose et de mièvreries sentimentales telles que « Nous deux », les a fait s’évader par-dessus un glacier valaisan la veille de leur exécution. Parce que pour elle un film doit obligatoirement avoir une « HAPPY END » à la mode américaine de la pire espèce.

Ulcéré à juste titre, je n’ai pas pu regarder le film « Les amants de la Dent-Blanche » mardi soir 21 avril 2020. Il existe encore des exemplaires de mon roman auprès des Editions Monographic de Sierre.

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